10 novembre 2010

Rome - Déformation professionnelle

Je souffre d'une déformation professionnelle qui a pu s'exprimer on ne peut plus librement à Rome, vu le nombre d'églises et de vestiges archéologiques. Elle consiste à systématiquement chercher des pathologies quand je regarde un édifice. Je m'en suis donc donné à coeur joie à Rome, et j'ai trouvé des choses assez intéressantes : de jolies dégradations et aussi un certain nombres d'appareils permettant de mesurer les déformations structurelles des monuments. A peu près ce que je fais tous les jours au travail ! J'étale un peu ma science et vous vous coucherez moins bêtes ce soir !


Ce qu'on appelle chez nous des bases à billes. Je ne sais pas comment on appelle ça en italien. On s'en sert pour faire des mesures ponctuelles d'ouverture/fermeture de fissure.

Un capteur potentiométrique au Panthéon qui permet de mesurer automatiquement à une fréquence donnée (qui peut aller jusqu'à une mesure toutes les 5 secondes suivant le matériel et la mémoire et l'intérêt de faire autant de mesures) les mouvements de la fissure.

Un autre capteur potentiométrique, au Colisée cette fois.

Un tachéomètre automatique, et une des cibles, qui permet de faire un relevé tridimensionnel automatique, à fréquence donnée, de la position du bâtiment (ici la Basilique de Maxence et Constantin).

Ces vestiges sont tellement vieux qu'il est normal qu'ils souffrent de quelques déformations structurelles, et c'est rassurant de voir qu'ils sont suivis régulièrement ! Et voilà, maintenant je ne serai peut-être plus la seule à lever le nez dans les églises pour voir si il y a des capteurs :)